Accueil social

L'accueil social en milieu rural

L'accueil social en milieu rural peut prendre différentes formes. Il répond aux sollicitations de prescripteurs nationaux ou locaux (PJJ, Conseils Généraux, associations).

Il est une attente des accueillis cherchant des lieux d'accueils et d'hébergement correspondant à leurs souhaits et appropriés à leurs difficultés et leurs handicaps.

Les agriculteurs et les ruraux souhaitent accueillir sur leurs fermes des publics différents par leurs choix de vie, leurs expériences d'accueils et leurs valeurs.

Dans nos réseaux, différents types d'accueils sociaux à la ferme sont réfléchis, expérimentés et réalisés : 

Accueil de jeunes en difficultés;

Accueil d'adultes en difficultés;

Accueil de jeunes en insertion.

UN nouvel outil pour les accueillants et les porteurs de projets le livret « Fixer son prix en accueil social – Eléments de réflexion » des réseau CIVAM et Accueil Paysan. Il a pour but d’aider les accueillants à réfléchir sur la fixation de leur prix en accueil social. Pour télécharger le livret

 

Pour en savoir plus sur l'accueil social, voici un document de capitalisation sur le sujet : l'Accueil Social à la Ferme.

 

L'Accueil Social dans les Combrailles : L’Agriculture Durable (re)construit du lien social

Dans les Combrailles, les 4, 5 et 6 octobre derniers, l’agriculture durable a démontré sa capacité à créer et recréer du lien social. Trop souvent oubliée, la dimension sociale de l’agriculture durable a été mise sur le devant de la scène. Pendant trois jours, la FR CIVAM Auvergne a accueilli, sur la commune de Saint-Priest-des-Champs, une trentaine de personnes en situation difficile, accompagnées par les deux associations de lutte contre la grande précarité : l’Armée du Salut et l’association Aurore et la Fédération Nationale des CIVAM.

Ce séjour a été l’occasion de (re)découvrir le milieu rural et ses liens à la terre lors de visites sur les fermes durables des alentours : Céline, Adrien, Alexandre, Louis, Flavie, Jean-Luc, Michel, Haïdie, Isabelle et Maxime nous ont ouvert les portes de leurs fermes, de leurs élevages, de leurs pépinières et de leurs ruches. Les échanges ont été riches et ressourçants ; à cette occasion deux mondes se sont rencontrés : celui de la grande précarité où évoluent de trop nombreuses personnes en quête de stabilité, et l’autre, celui des campagnes désertées, en mal de repeuplement qui offre ses grands espaces en échange d’une production respectueuse de l’humain et de l’environnement.

Le soir du deuxième jour, une grande tablée conviviale a réuni les personnes accueillies et des habitants du territoire. Les plats ont été cuisinés par le groupe à partir de produits des fermes visitées, faisant une nouvelle fois de l’alimentation un formidable vecteur de partage et d’échanges culturels. 

Certains avaient déjà le statut d’accueillant social et ont été heureux de le faire connaître ; d’autres ont été curieux de le découvrir.

L’image purement agricole de nos campagnes évolue doucement et, qui sait, Estelle, David ou encore Sidonie auront-ils peut-être envie de revenir en Auvergne pour un plus long séjour sur les fermes en compagnie de femmes et d’hommes qui recréent du lien social à mains nues à travers leur haut sens du partage.